Faire de l’accueil des réfugiés un devoir national et européen et un atout pour le futur

Posted by AE on 29 mars 2017 in Non classé

Faire de l’accueil des réfugiés un devoir national et européen et un atout pour le futur

Face à un conflit d’ampleur mondiale, qui a conduit 4 millions de personnes à émigrer et qui a fait à ce jour plus de 400 000 morts, la France se doit d’être à la hauteur de ses traditions de terre des Droits de l’Homme.

Elle s’est engagée en 2016 à accueillir 30 700 réfugiés en provenance de pays débordés par la crise migratoire avant la fin 2017, loin derrière l’Allemagne prête à accueillir 800 000. Cet objectif dérisoire, répondant à de tristes ambitions électorales, n’a même pas été atteint (environ 10 000 accueillis). Les ONG comme Amnesty International n’ont eu de cesse de pointer du doigt l’accueil déplorable réservé aux réfugiés en France.

La gestion administrative des demandeurs d’asile n’est pas assez efficace et trop centralisée : un seul bureau de l’OFPRA à Paris, des délais pouvant atteindre plusieurs mois pour le traitement des demandes d’asile, beaucoup de réfugiés à la rue faute de places d’hébergements. Le constat est alarmant et nuit à l’image de la France comme à sa position sur la scène internationale.

Nous Allons augmenter le nombre de réfugiés accueillis et réformer les dispositifs nationaux d’accueil et d’intégration.

Propositions
  • Respecter l’engagement du gouvernement de François Hollande afin d’honorer la parole de la France envers la communauté internationale en accueillant d’ici la fin de l’année les 30 000 réfugiés annoncés.
  • Accueillir d’ici 2030, 660 000 réfugiés pour s’aligner avec l’effort d’accueil Allemand.
  • Promouvoir une politique volontariste d’accueil des réfugiés en proposant de véritables solutions d’insertion : simplification des démarches de scolarisation des réfugiés, octroi d’un visa de travail spécial pendant le traitement de la demande d’asile, offre d’une formation linguistique spécialisée pendant la demande.
  • Créer une démarche d’asile accélérée pour les enfants et les jeunes de moins de 25 ans.
  • Encourager les initiatives locales et soutenir les associations, qui sont les moteurs d’une intégration réussie.
  • Créer des plateformes d’accueil sur tout le parcours migratoire et travailler sur le parcours de réinsertion des réfugiés, sur le modèle du centre daccueil monté à Paris. Favoriser une collaboration étroite entre les collectivités et les individus.
  • Supprimer la demande d’aval aux mairies
  • Exiger la suppression du règlement Dublin II. Mis en place dans les années 2000, il n’est pas adapté aux situations de crises et ne produit absolument pas les effets escomptés.
  • Soutenir une politique européenne d’accueil des réfugiés en établissant des quotas en fonction de la population et de la situation économique de chaque pays.
  • Créer 4 nouveaux bureaux de l’OFPRA dans 4 grandes villes de France afin de décentraliser la prise de décision et la gestion de la crise migratoire, d’accélérer le traitement des demandes d’asiles et de gérer l’urgence de la crise.  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *