Un abri sans Paris?

Posted by AE on 25 février 2016 in Les points d'actualité


Définition
Un sans-abri est une personne ne possédant pas d’adresse postale fixe recensée par l’administration. En réalité, ce qui se cache derrière ce terme – quelque peu flou – est un lent mais fatal processus d’exclusion sociale par le logement.

Quelques chiffres
Ces dernières années, la France vit une crise du logement accompagnée d’une crise de l’emploi. Plus de 15 millions de personnes sont touchées par cette crise. Un tiers des sans-abris ont un emploi mais il est précaire et souvent peu qualifié. Le nombre de sans-abris a augmenté de 50% entre 2001 et 2012. Paris concentre près de 43% des SDF du pays. Chaque année, c’est près de 500 décès de sans-abris qui sont déclarés. Selon la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal-logées (Dihal), l’Ile de France compterait 132 bidonvilles. Au 30 mars 2015, il s’agit de 19 600 personnes qui évolueraient dans la boue et les tôles. Le nombre d’enfants sans-abris qui n’ont pas accès à l’eau potable, ni à électricité est estimé à 5000.

La politique parisienne
La dernière loi d’ampleur sur le logement est la loi ALUR. Votée en 2014, elle été abandonnée un an plus tard supprimant ainsi une disposition clé dans la lutte pour le logement des sans-abris, la garantie universelle des loyers. En outre, malgré le promesse politique de François Hollande de construire 500 000 logements, dont 150 000 logements sociaux, il n’apparaît pas que cet engagement a été respecté ni qu’il puisse l’être avant la fin de son mandat. En matière de bidonvilles, c’est la politique dite du bulldozer qui est appliquée par les autorités publiques. Couteuse et inefficace, elle n’a pourtant jamais été remise en cause depuis 25 ans.

La problématique
La population des personnes sans-abris n’est pas quantifiable. En effet, très peu utilisent les services d’aides – saturés – mis à disposition. C’est une population qui se heurte à la dure réalité de la rue et qui est directement exposée à des maladies dégénérescentes (tuberculose, galle, risque de succomber à une tumeur ou encore des troubles de l’appareil digestif) . En effet, l’âge de décès moyen d’une personne sans-abris est de 49 ans contre 77 ans pour ce qui est de la population générale.

Ce qu’Allons Enfants propose
Le logement social se doit de redevenir une priorité, comme précédemment dans les années 1960. Allons Enfants soutient le projet porté par la fondation Abbé Pierre réclamant la création des « centres d’hébergement à bas seuil d’exigence ». Ces structures accueilleraient les publics les plus désocialisés. Actuellement une part importante de ces requérants se voient l’accès refusé en raison de leur niveau d’addiction et d’anxiété, susceptible de déboucher sur des comportements dits déviants. De la même manière la politique du bulldozer – véritable machine d’exclusion sociale – devrait être repensée de façon à initier des politiques sociales plus pragmatiques et respectueuses des droits de l’homme. Des projet de relogement comme celui à l’initiative de l’association “Les bâtisseurs de cabane” (LDH, Secours catholique, Médecins du monde…) sont vitaux. Ils doivent être soutenus d’un point de vue financier mais également logistique par les pouvoirs publics. Ce projet par exemple a pour objectif de construire des maisonnettes en bois d’un étage, démontables et transportables, pour une capacité d’accueil de 250 personnes.
La mairie de Paris « étudie » toujours ce projet qui lui a été soumis. Dominique Versini, adjointe en charge de la lutte contre l’exclusion, réagit en ces termes : « Plutôt que d’aménager un camp, nous avons toujours privilégié, lorsque c’est possible, des solutions d’hébergement ou de logement ». Enfin, la question des sans-abris ne se limite pas au logement, elle s’étend à l’accès aux soins médicaux d’urgence et aux moyens effectifs que les politiques mettent en place pour favoriser leur réinsertion sociale.

Définition
Un sans-abri est une personne ne possédant pas d’adresse postale fixe recensée par l’administration. En réalité, ce qui se cache derrière ce terme – quelque peu flou – est un lent mais fatal processus d’exclusion sociale par le logement.

Quelques chiffres
Ces dernières années, la France vit une crise du logement accompagnée d’une crise de l’emploi. Plus de 15 millions de personnes sont touchées par cette crise. Un tiers des sans-abris ont un emploi mais il est précaire et souvent peu qualifié. Le nombre de sans-abris a augmenté de 50% entre 2001 et 2012. Paris concentre près de 43% des SDF du pays. Chaque année, c’est près de 500 décès de sans-abris qui sont déclarés. Selon la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal-logées (Dihal), l’Ile de France compterait 132 bidonvilles. Au 30 mars 2015, il s’agit de 19 600 personnes qui évolueraient dans la boue et les tôles. Le nombre d’enfants sans-abris qui n’ont pas accès à l’eau potable, ni à électricité est estimé à 5000.

La politique parisienne
La dernière loi d’ampleur sur le logement est la loi ALUR. Votée en 2014, elle été abandonnée un an plus tard supprimant ainsi une disposition clé dans la lutte pour le logement des sans-abris, la garantie universelle des loyers. En outre, malgré le promesse politique de François Hollande de construire 500 000 logements, dont 150 000 logements sociaux, il n’apparaît pas que cet engagement a été respecté ni qu’il puisse l’être avant la fin de son mandat. En matière de bidonvilles, c’est la politique dite du bulldozer qui est appliquée par les autorités publiques. Couteuse et inefficace, elle n’a pourtant jamais été remise en cause depuis 25 ans.

La problématique
La population des personnes sans-abris n’est pas quantifiable. En effet, très peu utilisent les services d’aides – saturés – mis à disposition. C’est une population qui se heurte à la dure réalité de la rue et qui est directement exposée à des maladies dégénérescentes (tuberculose, galle, risque de succomber à une tumeur ou encore des troubles de l’appareil digestif) . En effet, l’âge de décès moyen d’une personne sans-abris est de 49 ans contre 77 ans pour ce qui est de la population générale.

Ce qu’Allons Enfants propose
Le logement social se doit de redevenir une priorité, comme précédemment dans les années 1960. Allons Enfants soutient le projet porté par la fondation Abbé Pierre réclamant la création des « centres d’hébergement à bas seuil d’exigence ». Ces structures accueilleraient les publics les plus désocialisés. Actuellement une part importante de ces requérants se voient l’accès refusé en raison de leur niveau d’addiction et d’anxiété, susceptible de déboucher sur des comportements dits déviants. De la même manière la politique du bulldozer – véritable machine d’exclusion sociale – devrait être repensée de façon à initier des politiques sociales plus pragmatiques et respectueuses des droits de l’homme. Des projet de relogement comme celui à l’initiative de l’association “Les bâtisseurs de cabane” (LDH, Secours catholique, Médecins du monde…) sont vitaux. Ils doivent être soutenus d’un point de vue financier mais également logistique par les pouvoirs publics. Ce projet par exemple a pour objectif de construire des maisonnettes en bois d’un étage, démontables et transportables, pour une capacité d’accueil de 250 personnes.
La mairie de Paris « étudie » toujours ce projet qui lui a été soumis. Dominique Versini, adjointe en charge de la lutte contre l’exclusion, réagit en ces termes : « Plutôt que d’aménager un camp, nous avons toujours privilégié, lorsque c’est possible, des solutions d’hébergement ou de logement ». Enfin, la question des sans-abris ne se limite pas au logement, elle s’étend à l’accès aux soins médicaux d’urgence et aux moyens effectifs que les politiques mettent en place pour favoriser leur réinsertion sociale.